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 La Grande Mosquée de Tunis

La Grande Mosquée de Tunis

                                                                           Par M. Slimane Mostafa Zbiss

 

La grande Mosquée de Tunis est demeurée jusqu’ici pour l’archéologie une inconnue. Grâce à la complaisance de son imam, le Chérif Sidi Mahmoud Mohsen et à Sidi Mohamed el Bohli, Inspecteur des Habous, nous avons pu nous livrer, pendant ces derniers mois à une investigation méthodique du sanctuaire. Si, matériellement il nous a été impossible d’en dresser un plan, par contre, nous avons pu prendre toutes les photographies nécessaires à une étude approfondie du sujet. Cela n’a pas manqué d’être des plus fructueux. La Grande Mosquée de Tunis apparaît d’ores et déjà comme un monument aussi intéressant que son homologue illustre, la mosquée de Kairouan.

Nous donnerons seulement le résumé du mémoire que nous consacrerons à cette mosquée dans la nouvelle revue « Ifriqiya » qu’éditera le Service des Antiquités de Tunisie, dans le courant de l’année 1954.

ETAT DE NOS CONNAISSANCES SUR LA QUESTION

1° Les textes. – Nous renvoyons à la bibliographie donnée par Creswell dans le volume 2 de son « Early Muslim Architecture » (p.321). Est-il besoin de signaler leur indigence et leur imprécision ? Notons, en outre que, depuis la publication de cet ouvrage, nous ne sachions pas que des textes nouveaux soient venus nous éclairer davantage sur le monument.

2° Les inscriptions. – Il ne manque pas d’inscriptions à l’intérieur et à l’extérieur de l’édifice. Elles sont fort précieuses. Malheureusement elles n’ont pas été jusqu’ici examinées avec suffisamment d’attention pour fournir des renseignements utilisables.

3° L’archéologie. – Pas plus que certaines inscriptions intéressantes, des détails architectoniques et des décors d’une grande importance pour l’histoire de la mosquée, n’ont pas jusqu’ici été signalés. El il s’en trouve, fort heureusement, comme nous le verrons plus loin, qui sont de véritables révélations.

4° Les monographies. – La note la plus développée qui ait été consacrée à la mosquée Zitouna est celle que lui a réservée Creswell dans le 2° volume de son « Early Muslim Architecture ». Il va sans dire que  les sources utilisées étant insuffisantes, cette note ne pouvait que donner une idée imparfaite de l’édifice. Elle se résume d’ailleurs à ceci : Hassan ibn An-Nu’man fonde la mosquée en 84 de l’hégire (703 J.C). Ubayd Allah ibn al-Habhab l’agrandit. Les Aghlabites la développent, à l’instar de celle de Kairouan, et l’un d’eux construit la coupole du mihrab en 250/864 J.C ; après quoi, l’incertitude règne sur les travaux qui y ont été exécutés postérieurement, sauf pour les plus récents d’entre eux.

CE QUE LES RECENTES OBSERVATIONS NOUS APPORTENT DE NEUF SUR LA MOSQUEE DE LA ZITOUNA

1° Le plan. – Si l’on prend comme base le plan donné par Creswell, dans son monumental ouvrage, il faut lui ajouter deux éléments qui existent sur les lieux et qui, de plus, sont très visibles : deux tours d’angle, l’une au Nord-Est, l’autre au Sud-Est. La première est visible du haut des terrasses et se retrouve, sous la voûte du souk el-Attarine, très peu reconnaissable à cet endroit, il est vrai, mais très apparente. La seconde n’est visible que dans sa partie supérieure, du haut des terrasses. Jusqu’à mi-hauteur à partir de la base, elle est prise dans la masse des boutiques environnantes.

Cette disposition rappelle le plan de la Grande Mosquée de Sousse, la ville-forte du IX° siècle (Creswell, tome 2, p. 248 et suiv.). Nous ne pouvons pas non plus nous empêcher de penser à certain genre de forteresse : le ribat. Ce qui permet vraisemblablement de conclure au double caractère religieux et militaire de la Grande Mosquée de Tunis.

Les Inscriptions – nous ne citerons bien entendu que celles qui ne sont pas connus ou celles dont la lecture est à rectifier.

A- Période aghlabite (IXème siècle)

Quoique l’inscription de la galerie soit rigoureusement identique comme caractères à celle de la coupole du mihrab, il est à remarquer qu’elle ne porte aucune date, et que, comme noms de personnes, on peut seulement lire : « Al-Amir …. » Nusayr, son esclave ». Les parallélépipèdes, sur lesquels l’inscription avait été sculptée, ont été démontés, sans doute, au moment de la construction de la galerie ou au cours d’une restauration, et remis en place sans soin ; le texte est devenu incohérent et l’est devenu d’autant plus qu’il a été martelé en de nombreux endroits. A remarquer que l’inscription débute à partir de la nef extrême à l’Ouest et s’interrompt à celle qui précède la nef extrême à l’Est. Néanmoins, si elle débute normalement, bien qu’avec une lacune (le mot Allah de la basmalah faisant défaut), l’inscription ne s’achève pas à la partie opposée. Voilà qui semble confirmer la théorie de Creswell, selon laquelle la Grande Mosquée ne comportait pas de galerie à l’origine et que celles-ci, au moment de leur aménagement, sont venues couper le texte. Cependant, j’hésite à souscrire à cette hypothèse, cette disposition du texte pouvant résulter tout simplement du fait que l’inscription avait été dérangée et que son dérangement pouvait avoir été causé par la construction des galeries qui n’existaient pas, mais tout aussi bien par une mauvaise restauration. Au surplus, l’existence de la basmalah à la place que nous avons désignée est assez troublante. Ce détail en effet semblerait sinon infirmer la théorie de Creswell, du moins appeler des réserves jusqu’à plus ample informé.

B- Période sanhajo-fatimile (X°, XI° siècles)

a) Sous la galerie narthex, à la base de la coupole antérieure (coupole du Bahou), se trouve, on le sait, une inscription. Une mise au point est à faire au sujet de sa lecture. Si le nom du fondateur a été martelé, la date, contrairement à ce qui a été affirmé, ne comporte aucune lacune et nous donne par conséquent un renseignement complet de grand intérêt : cette date est 381 H/991 J.C.

b) Les sommiers surmontant les chapiteaux de deux des quatre deux groupes de colonnes qui supportent cette même couple, - les deux groupes en bordure de la salle des prières-, ces sommiers portent une double inscription qui nous donne des noms d’architectes, mais surtout deux dates et un renseignement important que nous résumons ainsi « ont été commencés le sous-sol (damus), la coupole et les galeries (mujannabat) au mois de rabi’ 1er l’année 380/990 J.C. ».  Toute cela a été terminé en Jumada 1er de l’année 385/995 J. C. ».  Voilà un renseignement qui vient appuyer la théorie de Creswell, mais alors, les galeries auraient été ajoutées très tardivement, soit près d’un siècle et demi après la date qu’il présume être celle de leur édification. A moins, bien entendu, que, par construction, il ne faille entendre seulement remise en état comme il est courant dans les textes commémoratifs. Il faut cependant noter, qu’apparemment, les cinq ans attribués à la durée des travaux cadrent bien mieux avec une construction qu’avec une restauration.

C. – Période Khourassanite (dernière moitié du X1e s. et 1re moitié du XIIe s.)

a) Sous la galerie est, au-dessus de la deuxième porte, à partir de la qibla, est scellée dans un encadrement caractéristique, une inscription dont la date est 474/1081 J. –C. au lieu de 357/968 J. –C., date donnée par Creswell.

b) A rectifier également, l’inscription qui se trouve sur le porche qui donne sur le souk el-Attarine, à proximité du minaret. Si la date connue est correcte, il faut rectifier, par contre, le nom du constructeur : lire, au lieu de Abd ‘Al-Hajj, qui n’est même pas une possibilité linguistique, Abd Al-Haqq ‘ibn ‘Abd ‘al-‘Aziz ‘ibn Hurasan, qui est le fondateur d’une dynastie.

Nous n’insisterons pas sur les autres inscriptions qui sont connues et qui n’appellent pas d’observation, tout au moins pour le moment.

3° L’Architecture :

a) Si la coupole du mihrab de la Grande Mosquée de Tunis est aghlabite, elle n’est pas unique, puisque le IXe siècle est encore représenté par trois autres coupoles : celle de la Grande Mosquée de Kairouan, celle de la Grande Mosquée de Sousse et, enfin, celle qui surmonte l’entrée du ribat.

La coupole antérieure de la zitouna, - ou comme il convient mieux de l’appeler, la coupole du Bahou – est un « unicum » dans l’architecture fatimite. Sa date, 381/991 J-C., désormais définitive, comme nous l’avons vu plus haut, ne permet plus de l’assimiler à celle du mihrab.

b) L’enceinte, si elle n’est pas entièrement l’oeuvre des princes khourassanites (XIe-XIIe siècle), porte néanmoins leur marque profonde. En effet, sur le côté Est, deux des portes (les no 2 et 3) sont dues à cette dynastie. L’une est datée 467 H/1074 J. –C., l’autre est reconnaissable à l’ordonnance de son encadrement, à l’appareillage de sa plate-bande et à sa polychromie.

Sur la face Ouest, deux autres porches sont également l’œuvre des Banu-Khurasan. Là, aucune inscription ne vient à notre secours pour nous fournir une date. Mais nous sommes déjà assez familiarisés avec le style de cette époque pour pouvoir l’affirmer.

Ainsi, sur les douze portes qui donnent accès à la mosquée, six portes également réparties sur trois faces de l’édifice sont d’époque khourassanite. Si, au surplus, on admet que celles que nous excluons ne sont pas nécessairement étrangères à cette époque - puisqu’elles ont été modifiées postérieurement - , il est possible de dire que les Khourassanites ont effectué des travaux importants à l’enceinte de l’édifice. Sans doute n’ont-ils pas développé son périmètre au-delà des limites fixées, selon toute vraisemblance, à l’époque de la construction des tours, (IXe siècle). Mais ils auraient pu, soit refaire entièrement l’enceinte, soit la consolider en y pratiquant des ouvertures de leur style, soit seulement cette dernière opération.

Quoi qu’il en soit, un fait notable est à signaler : la Grande Mosquée de Tunis est, tout comme celle de Kairouan, une mosquée à porches multiples, établis en saillie par rapport au mur d’enceinte. Les porches de Tunis ont cependant l’avantage d’être datés, homogènes et archaïques, ceux de Kairouan étant du contraire chronologiquement incertains et techniquement disparates. Ils sont malheureusement enclavés dans les constructions voisines.

4° La décoration

Si nous nous maintenons toujours sur le plan archaïque, il convient de signaler les objets suivants :

a) Au fond du mihrab se trouve, encastrée à 2 centimètres de profondeur, une plaque de marbre portant décor de rosaces avec encadrement de rais de cœur, de perles et de pirouettes. La pièce ferait croire à un objet antique recueilli dans quelque ruine ; mais un bandeau épigraphique arabe du IXe siècle ne permet aucun doute : il s’agit d’une plaque musulmane. Il semble d’autre part qu’elle ne soit pas unique dans le mihrab. On sait en effet que l’illustre imam de la Grande Mosquée, le Cheikh Taj ‘al ‘Arifin ‘Al Bakri avait, au XVIIe siècle, fait appliquer sur les parois du mihrab et sur une partie de la coupole qui le précède, une couche de plâtre sculpté, couvrant ainsi les parements originels en même temps que les décors dont ils pouvaient être parés. Seule la plaque décrite plus haut est épargnée, parce que le texte sacré qu’elle porte ne doit en aucune façon être masqué. Je présume par conséquent que, sous le nouvel enduit sculpté, se trouve une série de plaques identiques à celles qui font la beauté unique du mihrab de Kairouan, et que les deux mihrab auraient été identiques. Si le Gouvernement tunisien pouvait nous permettre d’entreprendre le décapage de cette niche, peut-être verrions-nous l’art musulman s’enrichir d’une moisson inestimable. L’entreprise est en effet difficile en raison de certaines oppositions qui se sont d’ailleurs déjà manifestées.

b) Cette présomption vient encore de l’existence, dans notre Grande Mosquée de Tunis, de plaques identiques ou analogues à celles du mihrab de Kairouan. Avec cette différence qu’ici, elles se trouvent encastrées en des endroits plus ou moins inattendus et sans aucun plan préconçu. Elles se trouvent sur quelques écoinçons des arcs de la nef centrale, ce qui est assez normal ; mais il s’en trouve également un peu partout dans la salle des prières. Il serait long de les décrire. Nous donnons la photographie d’un certain nombre d’entre elles. Leur étroite parenté avec celles de Kairouan est frappante. Comme elles, elles sont du IXe siècle. Elles sont néanmoins beaucoup plus finement ouvragées. Une autre observation est à faire à leur sujet : les plaques sculptées de Tunis pourraient avoir constitué les parements du mihrab. Taj ‘al ‘Arifin, dans une impulsion de zèle religieux, ayant estimé leur décor trop riche, - par conséquent, propre à distraire l’imam du recueillement absolu requis par la prière-, les aurait extraites du mihrab et les aurait réparties entre la nef principale et d’autres nefs, mais assez haut pour qu’elles ne soient pas non plus sujet de distraction pour les fidèles. Reléguées là, elles ont été par la suite consciencieusement badigeonnées et la première chose à faire, c’est de les décaper.

c) Au haut du mur de la qibla, de part et d’autre de la coupole du mihrab, on peut remarquer trois arceaux intercalés de corbelets et surmontés d’une corniche. Contre la coupole et, en partie masqué par les travaux de Taj ‘al ‘Arifin, l’un de ces arceaux surmonte une niche à fond plat qui serait la seule épargnée d’une série qui aurait été bouchée et qu’un bon décapage pourrait révéler. Il s’agirait là, vraisemblablement, d’un décor architectural qui ornait en partie la qibla de part et d’autre de la coupole du mihrab et que l’on pourrait situer entre la fin du XIe siècle et le début du XIIe siècle. Il est en effet analogue au décor qui orne la façade de la grande mosquée de Sfax et celle de la mosquée Sidi ‘Ali ‘Ammar à Sousse.

5° Le Mobilier de la Grande Mosquée.

Nous ne parlerons pas du pupitre du Coran qui est du XVIIème siècle, mais bien du minbar qui s’avère une pièce de tout premier ordre. La chaire de la Grande Mosquée de Tunis, bien que de dimensions plus réduites, est à rapprocher de celle de Kairouan (IXe siècle). Cependant, alors que le décor de celle-ci, est d’une extrême richesse et d’une extrême variété, le meuble tunisois se cantonne presque exclusivement dans le décor géométrique. La flore, si elle ne fait pas totalement défaut, est d’une indigence remarquable.

Voici à peu près l’historique de cette chaire : construite au IXe siècle par les Aghlabites, elle comporte une riche gamme de panneaux finement sculptés. Les Fatimides (ou bien les Sanhajiens ou bien encore les Khourassanides) remettent en état le meuble désarticulé en renouvelant l’ossature où s’assemblent les panneaux. Cette ossature reçoit un décor de défoncement linéaire.

Au XVIe siècle, - sur la foi d’une inscription au dossier -, de petits panneaux sont remplacés dans le style contemporain. Les rampes, à l’intérieur, sont recouvertes par des planches lisses et, à l’extérieur, par de vastes panneaux à moucharabié.

Dans l’ensemble, cependant, la chaire demeure à peu près intacte. Il suffirait de la débarrasser des éléments de rajout pour retrouver le meuble du IXe siècle.

Conclusion

Des observations précédentes, il est aisé de conclure que la Grande Mosquée de Tunis n’est plus le monument qui, à force de travaux et de modifications faites sur le tard, a perdu de son originalité et partant de son intérêt. Il apparaît au contraire comme un édifice que  l’on peut, sans hésitation, classer parmi les monuments représentatifs de l’Art de l’Islam.

COMPTES RENDUS DE L’ACADEMIE DES INSCRIPTIONS

NOTRE SUR UN MONUMENT TUNISOIS DU XIe SIECLE.

La coupole de Sidi Bou-Khrissan.

Parmi les monuments signalés dans notre communication du 31 octobre 1952, nous avons parlé de la coupole de Sidi Bou-Khrissan, que faute de date nous situions au Xe siècle. Un décapage récent  vient de nous fournir un renseignement précis : la coupole a été construite par les princes Khourassanites ‘Abd ‘Al ‘Aziz et ‘Isma ‘Il, fils de ‘Abd ‘Al Haqq en 486 H/1093 J. – C.

 

*

*   *

M. Robert Fawtier demande quelles sont les raisons pour les quelles la cour est désaxée par rapport à la mosquée.

M.W. Marçais répond que l’orientation était établie sur Orion et que des reprises avec des constructions antérieures pouvaient gêner l’implantation des nouveaux bâtiments.

M. Marcel Aubert rappelle que l’orientation des monuments religieux du Moyen Age n’est pas toujours strictement exacte.


 
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