SLIMANE - MOSTAFA ZBISS 
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  Histoire des Andalous en Tunisie

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L’Histoire de l'émigration des Andalous en Tunisie commence bien avant la chute de Grenade en 1492 mais elle s'est intensifiée depuis cette date. Elle s'est prolongée sur deux siècles avant l’expulsion totale de tous les Morisques andalous de la péninsule ibérique en 1610.

Avec la défaite des Nasrides en janvier 1492, qui a marqué la fin du règne musulman en Espagne et la capitulation de Grenade, une forte minorité de Morisques n’a pas immédiatement émigré mais a préféré rester en sa terre natale, surtout que les Musulmans d’Espagne ont eu des promesses, de par le texte même du traité de capitulation de Grenade, pour le respect de leurs pratiques religieuses et la sauvegarde de leurs personnes et biens. Pourtant, vers le début du XVI ème siècle, c’est à dire quelques années seulement après, aucune de toutes ses promesses n’a été respectée et commença alors, une rigoureuse politique d’assimilation et de christianisation, menée par les autorités espagnoles et guidée par l’Eglise.

Cette politique a été fortement rejetée par la communauté morisque qui a manifesté sa colère par des révoltes violemment réprimées et, dans la plupart des cas, par une résistance passive et clandestine.

D’ailleurs, la première révolte en date était celle de 1502, à l’Andalousie Orientale, qui  a provoqué la promulgation, le 12 février de la même année, d’une ordonnance royale imposant aux Musulmans  de la Couronne de la Castille de choisir entre l’émigration ou la conversion.

Cette ordonnance a marqué le début de la répression, avec l’imposition de la conversion forcée aux Mudéjares de Valence et de l’Aragon, suivie, en 1566, d’une série de mesures vexatoires contre les Morisques, touchant leur langue, leurs costumes et leur mode de vie.

Ces mesures ont engendré le déclenchement de la Grande Révolte d’Alpujarras, en 1568-1570, des Morisques de Grenade. La réaction du pouvoir politique espagnol ne se faisait pas attendre, les musulmans furent expulsés de Grenade et redistribués en Castille.

Devant l’attachement des morisques à leur culture, religion et traditions et l’échec relatif de la politique de christianisation menée par l’Eglise, le sentiment de la nécessité de finir définitivement avec le problème morisque s’est accru chez l’Etat espagnol. La décision ne tarda pas à être prise, en 1609, par Philippe III qui, cédant aux incitations des archevêques de Valence et de Tolède, a ordonné l’expulsion définitive des Morisques de toute l’Espagne, en vertu du décret du 22 septembre 1609.

Commença ainsi une émigration massive de centaines de milliers d’Andalous, au cours de cette année et durant les années qui allaient suivre, vers les ports de la Méditerranée. L’essentiel de ce transfert humain se dirigea vers le Maghreb, particulièrement vers la Tunisie qui a accueilli le plus grand nombre de Morisques, grâce à une politique favorable de la part des Ottomans, déteneurs du pouvoir à l’époque.

Il faut signaler que les premiers immigrés andalous sont venus en terre d’Ifriqiya dès le XIIIè siècle et qu'ils sont pour la plupart des Sévillans qui ont choisi de s’installer à Tunis, grâce aux relations intimes maintenues entre Séville et l’hafside Zakariyâ qui était souverain sur l’Andalousie Occidentale. Ces premiers venus ont été privilégiés par le pouvoir hafside, vu leur haut niveau culturel et social. Ils étaient « des distingués poètes, des brillants secrétaires, des savants renommés, des princes et des valeureux guerriers » qui ont occupé d’importantes charges politiques et administratives au sein du royaume tunisien.

Contrairement à cette vague « d’élite », les autres vagues d’immigration étaient essentiellement constituées d’agriculteurs et d’artisans qui ont choisi plutôt de s’installer dans les régions de l’intérieur du pays, surtout dans le Nord de la Tunisie. Cette installation a été encouragée par les autorités turques, à travers d’attractives concessions de terres et de dons, outre les exonérations fiscales.

Ainsi les Morisques occupèrent les villes et les villages du Cap Bon (Hammam-Lif, Soliman, Grombalia, Turki, Belli, Nianou et Zaghouan), de la Vallée de la Medjerda (Sloughia, Medjez el Bab, Grich el Oued, Tébourba, Djedeida et Guelaat Al Andlouss) et de la région de Bizerte (Ausdja, El Alia, Metline, Ras El Djebel, Porto Farina, Menzel Djemil, Mateur et Bizerte). Les Andalous ont même construit leurs propres villes, tel est le cas de Testour, ville typiquement andalouse.

Ces nouveaux éléments, intégrés dans la société tunisienne, ont marqué, dès leur arrivée, les villes où ils se sont installés et ont imprégné de leur culture la société locale.

Braves agriculteurs qui introdusirent des nouveaux instruments d’agriculture et des nouvelles procédures (ex : nouvelles méthodes d’irrigation à travers la « Noria » et les moulins à eau et à vent), voire même des nouvelles espèces (cultures d’arbres fruitiers, légumes, vignes...) ; artisans habiles qui introduisirent l’industrie de la « chéchia », celle de la soie (les vers de soie étaient élevés dans la région de la Harayriya, près de Tunis, une culture qui a été également introduite par les Andalous), la production des tuiles, briques et faïences ; gens raffinés et distingués de part leurs habits, langue (l’espagnol et le catalan étaient pratiqués dans plusieurs villes tunisiennes à présence andalouse) et même par leurs aspects physiques (teint et yeux clairs) et morales (individualité, fierté parfois excessive de leurs origines, goût pour le luxe etc), les Morisques ont été d’un apport considérable pour la Tunisie.

Leur influence se sent aussi dans le domaine de la cuisine, introduisant des plats spécifiques comme les « Banadhej » et les « Kisseles », dans le domaine de la musique grâce au Malouf (musique typique aux origines hispano-andalouses) et dans le domaine de l’architecture, comme témoignent certains monuments édifiés par les Andalous comme les mosquées (on cite ici la célèbre et prestigieuse Grande Mosquée de Testour), avec leurs minarets similaires aux tours des cloches des églises espagnoles, et les maisons avec des toits en tuiles, qui ne différent pas des habitations en Espagne.

Bref, l'immigration morisque a représenté un facteur d’évolution pour la Tunisie et pour tout le Maghreb. Aujourd’hui, malheureusement, il ne reste que quelques familles andalouses dans le pays qui sont reconnaissables grâce à leurs noms d’origine espagnole comme Zbiss, Merkikou, Merichkou, Marco, Bantor, Al Hendîlî, Zghounda, Chelbi, etc.    

 

Hanène Zbiss   

 

Voici encore quelques articles de Slimane Mostafa Zbiss sur l'histoire des Morisques

 BREF APERÇU SUR LES ASPECTS HISPANO-ANDALOUS DE LA CULTURE TUNISIENNE

Les rapports de la Tunisie et de l’Espagne remontent à très loin dans l’Antiquité et se précisent à l’époque carthaginoise et ce n’est pas un hasard que le Sain-patron de la ville de Barcelone soit Amilcar Barca père de notre héros national tunisien Hannibal. Ces rapports se renforcent davantage à l’époque romaine, autant qu’ils peuvent l’être entre deux pays intimement liés au sein d’un même empire, l’Empire de Rome.


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 LA TUNISIE, TERRE D’ACCUELL DES MORISQUES VENUS D’ESPAGNE AU DEBUT DU XVIIè SIECLE

 

L’Espagne à l’insigne privilège, face aux autres pays occidentaux de se parer d’une double  culture, fruit, à la fois, de l’héritage hellénistique et romain, d’une part, et de l’héritage arabe, d’autre part.


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 LA TUNISIE, TERRE D'ASILE POUR UNE NOMBREUSE COLONIE ESPAGNOLE VENUE DE LA COMUNIDAD VALENCIANA

 

Slimane- Mostafa ZBISS

membre correspondant de la Real Academia de la Historia

A la suite de la prise de Valence par Jaime 1er, de nombreuses familles musulmanes, parmi les plus importantes de la région, se réfugièrent à Tunis et y firent souche. Nous citerons les Ibn al Abbar, de Onda, les Ibn Amira, de Alcira, les Baterni, de Paterna, les Ibn al Ghammaz de Valence même, dont le premier venu fut par deux fois grand cadi de Tunis. Hazim al –Qarta janni, de Cartegene fut un poète familier de  la cour hafside et illustra dans un poème de mille vers, les mérites du calife tunisien Al-Mustansir, Abu al-Abbas al-Mursi, de Murcie, disciple du grand mystique tunisien Abu al-Hasan Ach Chadhuli  vécut avec lui à Tunis avant de le suivre dans sa retraite en orient et d’y diffuser fidèlement sa discipline. Ibn Bortola, également de Murcie,  fut investi de la haute charge de grand cadi de Tunis. De Murcie, encore, via Alméria, nous est venu Md Ar-Ramimi, un autre chef de Charq al-andalus. Ce dernier a pris la précaution d’emmener, avec lui, outre sa famille, une nombreuse suite. Abu Zakarya, le fondateur de la dynastie hafside, lui octroya un vaste terrain proche de la Biga (= Vega) où il aménagea un quartier encore connu aujourd’hui sous le nom de quartier Hammam ar-Ramimi (=Bain de Ramimi).


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 مآثر الأندلس في مدينة تونس

مآثر الأندلس في مدينة تونس

سليمان مصطفى زبيس

إن في الأندلس تأسست حضارة إسلامية أخذت أطيب العناصر عن الحضارات الاسبانية السابقة كما تكون هنالك مجتمع تغذى بألبان ثقافية نفسية فعاش في بيئته دهرا يعمل وينتج وينشي ويهذب ويعلم حتى توالت عليه الأزمات والمحن فشتتت شمله وأخرجته من بوتقته فنثرته أشتاتا في مختلف الأقطار الإفريقية حيث نجد آثاره في كل ناحية ونحن ندعوكم إلى جولة في أرجاء مدينة تونس حيث سنقف معكم بين الفترة والأخرى إلى جانب أثر من هذه الآثار والنفيسة المنعشة التي أودعها بعاصمة بلادنا رجال من أقوم الرجال وأرفعهم قدرا.

 


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